COLLOQUE SUR
LE SIDA, PORT-AU-PRINCE, HAITI NOV 30 - DEC
1. 2000
Près
de 300.000 séropositifs, plus de 150.000 orphelins du SIDA, Haïti hébergeant plus des
2/3 de tous les cas reportés dans les Caraïbes. Des
similarités avec les données receuillies dans certaines communautés
haïtiennes doutremer ont été mises en évidence.
Par exemple, la
prévalence de linfection dans les milieux Haïtiens de Dade County Florida
représente le double des taux enregistrés dans la communauté Afro-Américaine.
Une
disparité évidente et palpable dans lallocation des ressources matérielles et
humaines mis à la disposition des actions de prévention, le dépistage et pour les
traitements de la maladie. Cela a mis en
exergue la pauvreté des moyens financiers et du manque de programmes, comparés aux
programmes denvergure disponibles aux Etats Unis qui ne sont neanmoins pas
necessairement spécifiquement concus pour les émigrants haïtiens.
Une
évolution plutot satisfaisante néanmoins notée au niveau de la courbe de prevalence en
Haiti. Celle ci semble avoir reculé en quelque sorte, au cours des trois à six
dernières années, pour un échantillon représentatif
de femmes enceintes testées. Les résultats
de cette investigation epidemiologique indiquent une prévalence moyenne de 4.52% avec un taux de 6.7% en milieu urbain ; 2.9%
en milieu périurbain. Ce chiffre a été comparé aux résultats dune enquête
préalable qui démontrait dans une enquête préalable effectuée en 1993, un taux net
supérieur à 7%. Mais la baisse de
prévalence en question na pas touché la zone du Nord -Ouest où les taux de
prévalence ont augmenté de 7.6% a 13.1%.
En
dépit du fait que ces résultats ne donnent quune idée partielle de
lincidence de la maladie en Haïti, ils témoignent toutefois des efforts acharnés
et notables menés par différents éléments
de la société engagés dans la lutte contre lEpidémie. Voici, en quelque sorte, lune des rares bonnes nouvelles de la
Conférence.
En
effet,malgré la possibilité de réduire la transmission verticale du virus (de la mère
à son foetus) , par lutilisation de deux antirétroviraux lAZT ou la
Nevirapine au moment de laccouchement, la plupart de femmes haïtiennes atteintes de
la maladie continuent à donner naissance à des enfants séropositifs.
Pour
les autres personnes atteintes du SIDA, il nexiste même plus despoir en
raison du coût exhorbitant des nouveaux médicaments.
Pour les centaines de milliers de Sidéens Haïtiens seulement 70
dentre eux arrivent à se procurer des
médicaments de façon régulière.
A
lissue des réunions de travail qui eurent lieu
dans lintervalle des sessions, lAMHE , lAMH et les Centres
GHESKIO se sont engagés à organiser des programmes de traitement au bénéfice des
groupes suivants:
Les
victimes de viols
Les
travailleurs de Santé exposés de façon accidentelle au Virus
Les
femmes enceintes
Ces
programmes représenteraient une extension de certaines initiatives déjà entreprises par
les centres GHESKIO et le gouvernement Haïtien. Les responsabilités se partageraient de
la facon suivante :
Les
centres GHESKIO metteront à la disposition des participants au programme les procédures
établies pour le traitement préventif de linfection chez des personnes exposées
de facon accidentelle au virus
Les
Centres GHESKIO et le Ministère de la Santé Publique procéderont à une sélection des
centres de Santé et des Hôpitaux qui seront habilités à participer au programme
Les
centres GHESKIO, LAMH et LAMHE metteront sur pied un programme
dorientation et dentrainement à lusage des antirétroviraux à
lintention des médecins qui participeraient au programme.
Le
Comité de LAMHE sur le SIDA (AMHE HIV Task force) recrutera des spécialistes
intéressés au programme. Il établirera en
outre, un système de collecte de médicaments inutilisés par leurs destinataires des
hôpitaux aux USA. Il est prévu que
ces médicaments entrent dans la préparation de paquets à placer dans les centres de
santé et les Hopitaux participant au Programme.
Dautre
part, limpulsion sans précédent donnée à la lutte contre le SIDA en Haiti par
des organisations nationales qui se veulent engager à une réponse efficace au fléau a
démarré sur une bonne note. Des
scientifiques haïtiens à létranger ont joint leurs efforts à ceux de leurs
compatriotes dHaïti. Cette
concertation sans précédent permettra aux haïtiens de sapproprier du programme
national pour en faire un instrument de réponse approprié à la situation
socio-culturelle et économique du pays.
AMHE
- HIV Task Force
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Revised: February 23, 2002.